Les Poilus de ma commune : Turny - Yonne

Monuments aux morts de Turny 

Le monument aux Morts de Turny a été érigé le 5 juin 1921 après une souscription auprès des habitants. Il est situé près de l'école. Construit en granit des Vosges, il est inauguré le 1° octobre 1922. En lettres d'or, sont gravés les noms des victimes des dernières guerres 1870/1875 avec 5 morts, 1914/18 avec 26 morts, 1939/45 avec 3 morts, 1961 en Algérie avec 1 mort.


Monument aux Morts de Turny 2013

Monument aux Morts de Turny 2013

Histoire de l'édification du Monuments aux morts de Turny

Le 5 juin 1921, après une souscription auprès des habitants, la décision de construction du monument  et le choix de son emplacement sont arrêtés par la municipalité présidée alors par le Maire Onésime CORGERON. En décidant son édification entre les deux écoles, les élus veulent que toutes les générations d’enfants, passant chaque jour devant ce monument, n’oublient jamais que ce conflit meurtrier avait existé. Le monument est construit en granit des Vosges.  Sa hauteur est de 3,55 mètres. Le coq de bronze chantant, symbole d’une 3ème République triomphante, mesure 0,70 mètre. La palme de bronze, d’une longueur de 1,25 mètre, rappelle l’insigne de bronze en forme de branche de laurier portée sur le ruban des croix de guerre dont étaient décorés les poilus. Le conseil municipal décide également de faire graver les noms des victimes des guerres de 1870 et de 1914-1918. Ces élus ne savaient pas qu’avant la fin de ce siècle, avec d’autres conflits, viendraient s’ajouter d’autres noms. L’inauguration a lieu le 1er octobre 1922 sous la présidence de Monsieur DUCOMBEAU, Conseiller de Préfecture. Aujourd’hui sur le corps du monument est gravé,  en lettres d’or, le nom des victimes des quatre dernières guerres, ainsi que cette phrase : Turny honore ses enfants morts pour la France. 


Les Morts pour la France de la Grande Guerre 14/18


Je vais évoquer les  26 morts pour la France de la Grande guerre 14/18 inscrits sur le Monuments aux Morts de la commune de Turny.

On retrouve, par ordre alphabétique, les soldats morts pour la France suivants. Je n'ai retrouvé des archives que sur 24 soldats, alors que le monument aux morts référence 26 noms. Mes sources sont les sites Mémoire des Hommes et celui des Archives départementales de l'Yonne


ALUISON Lucien
Maurice Lucien ALISON est né à Turny le 11 juin 1884. Ses parents sont Arsène Constant ALUISON et Louise Désirée Hortense BESANCON. Il exerce la profession de Cultivateur. De la classe 1904, il est incorporé par le bureau de recrutement de Sens dans le 4ème Bataillon de Chasseurs à Pied sous le matricule 520. Il est soldat de 1ère classe. Il est tué à l'ennemi, le 27 juin 1915 à Neuville Saint Vaast dans le Pas de Calais.  Son décès est transcrit le 24 août 1915 à Turny.

Dans les ruines de Neuville Saint Vaast 
BERNOLLE Paul-Emile
Paul Emile René BERNOLLE est né le 29 mars 1888 à Turny. Il est le fils d'Emile BERNOLLE et de Théotiste Désirée PAILLERY domiciliés à Turny. Il est Cultivateur. Il mesure 1,57 m, a les cheveux châtains, les yeux marrons clairs.  Il est incorporé le 8 octobre 1909 au 160ème régiment d'infanterie et envoyé dans la disponibilité le 24 septembre 1911 avec certificat de bonne conduite. De la classe 1908, il est incorporé par le bureau de recrutement de Sens dans le 89ème régiment d'infanterie sous le matricule 511. Il fait partie de la bataille de la Marne qui va faire reculer l'armée allemande qui se rendait vers Paris. Comme ses camarades, il connait les tranchées, la boue et le froid.  Il est mort entre le 1er et le 12 décembre 1914 dans le Bois de Bolante, dans le combat de la Chalade dans la Meuse, tué à l'ennemi. Son décès, daté du  le 4 décembre 1917, est transcrit à la mairie de Turny le 28 mars 1915.
Zone de combat de la Chalade en Argonne en 1914
BOCQUEL Donatien
Donatien Pierre Marie BOCQUEL est né à Guerouet dans la Loire Inférieure. De la classe 1907, il est incorporé par le bureau de recrutement de Nantes comme 2ème cannonier dans le 51ème régiment d'artillerie sous le matricule 3156. Le 7 juin 1916, les allemands s'emparent du fort de Vaux à Souville après un siège de 100 jours et l'envoi entre avril et juin 1916 de 44000 obus. Souville est un objectif prioritaire car les batteries y arrosent les lignes allemandes.  Donatien BOCQUEL est tué à l'ennemi le 12 juin 1916 à Souville dans la Meuse. Son acte de décès est transcrit le 10 février 1917 à Gueurouet en Loire Inférieure. Je ne connais pas la raison pour laquelle son nom est inscrit sur le monument aux morts de Turny.

Tranchée au Fort de Vaux à Souville dans la Meuse en 1916


BONAVENTURE Camille
Paul Camille BONAVENTURE est né à Turny le 29 janvier 1887 à Turny. De la classe 1907, le bureau de Sens l'affecte sous le matricule 565 dans le 15ème régiment d'infanterie. Il est mort pour la France le 5 février 1918 à Michelbach en Alsace, tué à l'ennemi. Le 5 avril 1918, son acte de décès est transcrit dans l'état civil de Turny.

CHABARD André
André Louis CHABARD est né à Paris le 4 février 1898 à Paris dans le 11ème arrondissement. Il est recruté par le bureau de Versailles, affecté dans le 30ème régiment d'infanterie sous le numéro 4141. Il est mort pour la France le 30 mai 1918 à Bligny dans la Marne. Son acte de décès est transcrit le 27 janvier 1922 à Saint Cloud en Seine et Oise. Il est inscrit sur le Monument aux morts de Turny.

CHARLOIS Paul
Paul Albert CHARLOIS est né le 14 aout à Turny. De la classe 1905, il est incorporé comme Caporal au 289ème Régiment d'Infanterie sous le matricule 623. Le 289ème régiment d'infanterie quitte Sens le 9 aout 1914. Il est composé de parisiens et de bourguignons qui pensent que la guerre ne durera que 6 mois. Le régiment est envoyé aux environ de Verdun, puis  participe à la première bataille de l'Artois. Paul est mort pour la France à Pontavert dans l'Aisne. Il est inhumé à Pontaverte dans la nécropole nationale Beaurepaire, tombe 2531. Son acte de décès est transcrit le 21 octobre 1916 à Raincy en Seine et Oise.

CORGERON Armand
Armand CORGERON est né le 20 octobre 1880 à Turny. De la classe 1900, il est incorporé par le bureau de recrutement de Sens comme soldat de 2ème classe dans le 4ème bataillon de chasseurs sous le matricule 512. Il est mort pour la France, disparu le 27 septembre 1915 à la Doumoise dans la Marne. Son acte de décès est transcrit le 1er février 1920 à Turny.

CORGERON Léo
Léo CORGERON est né le 2 décembre 1874 à Turny. De la classe 1894 il est incorporé  comme Sergent dans le 29ème Régiment d'infanterie par le bureau de recrutement de Sens. Il est décédé le 28 février 1915 à Vauquois dans la Meuse. Il est tué à l'ennemi. Son acte de décès est transcrit le 19 novembre 1915 à Turny.

COUILLARD Ernest
Ernest COUILLARD est né le 9 janvier 1887 à Sormery dans l'Yonne. De la classe 1907, il est incorporé par le bureau de recrutement de Sens dans le 44ème bataillon de Chasseurs à pied sous le matricule 560. Il est disparu le 2 octobre 1914 à Meuvireuil dans le Pas de Calais. Son acte de décès est transcrit le 22 aout 1920 à Turny.

COUILLARD Gaston
Gaston Octave COUILLARD est né  le 31 juillet 1895 à Turny. Ses parents sont Octave COUILLARD et Marie Rosalie GUERBET habitant à Turny. Il exerce la profession d'ouvrier agricole. De la classe 1915, il est affecté par le bureau de recrutement de Sens, comme soldat de 2ème classe au 408ème Régiment d'Infanterie, sous le matricule 17 . Il est décédé des suites de maladie, tuberculose pulmonaire, à l'Hôpital complémentaire du Puy en Haute Loire, le 29 novembre 1918. Son acte de décès est transcrit à Turny le 29 novembre 1918. Un certificat de bonne conduite lui est accordé. Il est cité à l'ordre de la Brigade du 4 août 1918. Il a donné un bel exemple de solidarité en soignant ses camarades blessés sous un feu violent. A excité l'admiration de tous par son courage et son sang-froid devant l'ennemi. Il a reçu l'étoile de bronze de la Croix de guerre.
Croix de guerre de Gaston COUILLARD


DELIGNE Charles
Charles Julien DELIGNE est né le 6 décembre 1888 à Turny. Ses parents sont Ambroise Alexandre DELIGNE et Elia Virginie PORCHEROT habitant Turny. Il est cordonnier. En 1909, il est affecté au 89ème régiment d'infanterie, rendu disponible en 1911. De la classe 1908, il est mobilisé comme soldat de 2ème classe par le bureau de recrutement de Sens sous le matricule 538 dans le 411ème Régiment d'Infanterie. Il est tué à l'ennemi le 4 novembre 1918. Son corps est retrouvé sur le champ de bataille d'Etreux dans l'Aisne. Son acte de décès est transcrit le 6 novembre 1919 à Venizy dans l'Yonne.

DUCROT Henri
Henri Théophile DUCROT est né à Tannerre en Puisaye dans l'Yonne le 28 septembre 1889. de la classe 1909, il est incorporé sous le matricule 1342 par le bureau de recrutement de Montargis comme soldat de 2ème classe dans le 3ème bataillon de Chasseurs à pieds. Mort pour la France le 11 mars 1915 à Hersin dans le Pas de Calais pour cause de blessures de guerre, dans la bataille de l'Artois.
Le 3ème Bataillon de Chasseurs à pied est alors  placé sous les ordres du commandant  Léon MADELIN, un ancêtre,  qui sera frappé mortellement à 36 ans, en août 1915. 2038 soldats de ce bataillon ont fait sacrifice de leur vie. Son acte de décès est transcrit à Turny le 10 mai 1915.

Histoire du 3ème bataillon de chasseurs à pied


JOSSOT Albert
Albert Eugène JOSSOT est engagé comme soldat au 153ème régiment d'infanterie sous le matricule 654 par le bureau de recrutement de Sens. Il est né le 04 décembre 1885 à Turny dans l'Yonne. Il est tué à l'ennemi le 27 septembre 1914 à la Chavatte dans la Somme. Il a été déclaré mort par jugement déclaratif le 4 décembre 1920 à Tonnerre et le transcription de son décès a été faite le 12 janvier 1921 à Sormery Yonne. Il apparait sur le Monument aux morts des deux communes Turny et Sormery.

LECHAIN Marcel
Marceau Marcel LECHAIN est né le 28/07/1894 à Vaudeurs dans l'Yonne. Il est incorporé avec la classe de 1914, par le bureau de recrutement de Sens, dans le 23ème Régiment d'Infanterie Coloniale, sous le numéro de matricule 554. Il est mort pour la France à Massiges dans la Marne, tué à l'ennemi. Son acte décès est retranscrit à Turny le 8 février 1916.

Les tranchées de Messiges


MARTIN Maxime
Maxime Emile MARTIN est né à Turny le 19 février 1876. Il est incorporé dans la classe 1896 par le bureau de recrutement de Sens sous le matricule 248 dans le 33ème Régiment d'infanterie. Il est mort pour blessures de guerre à Clermont en Argone dans la Meuse le 15 octobre 1914. Son acte de décès a été transcrit à Turny le 21 mars 1915.
Clermont en Argonne en 1914

MILLOT Armand
Armand Clément MILLOT est né le 20 mai 1890 à Moutiers dans l'Yonne. Il est recruté à sens avec la classe 1910 dans le 26ème régiment d'infanterie matricule 380. Il est mort pour la France, tué à l'ennemi dans la ferme de Leormont à Vitremont.

Ferme de Leormont bombardée par les Allemands

Son acte de décès est transcrit à Turny le 20 septembre 1919.
Fiche matricule de Armand MILLOT

PAILLERY Maurice
Maurice Alfred PAILLERY né le 20 juin 1896 à Turny, Yonne est incorporé à Sens dans le 79ème régiment d'infanterie sous le numéro 55. Il est mort suite à ses blessures dans l'ambulance 8/202 à Morcourt dans la Somme. Son acte de décès est transcrit le 13 août 1916 à Turny.

Fiche matricule de Maurice PAILLERY


PESCHEUX Emile Arsène

Emile Arsène PESCHEUX est né le 14 août 1895 à Turny. Il est incorporé par le bureau de Sens au sein du 1er Bataillon de Chasseurs à Pied sous le matricule 40. De la classe 1915, il est mort pour la France 19 septembre 1915 dans l'ambulance de Bruay dans le Pas de Calais, suite à des blessures de guerre. Son acte de décès est transcrit à Turny.

Fiche matricule de Emile PESCHEUX


PIERROT Auguste
non retrouvé

POURCHER Auguste
Auguste POURCHER est né le 26 février 1886 à Saints dans l'Yonne. Il est affecté par le bureau de recrutement de Sens au 246ème Régiment d'Infanterie sous le numéro 124. Il est tué à l'ennemi à Crouy dans l'Aisne le 11 novembre 1914. Son décès est transcrit le 15 septembre 1915 à Troyes dans l'Aube.

ROY Marius
Marius ROY est né le 16 mars 1894 à Turny. Il est incorporé par le bureau de recrutement de Sens sous le matricule 572 comme soldat de 2ème classe dans le 1° Bataillon de Chasseurs à pied. Il est tué à l'ennemi le 4 mars 1915 à Notre Dame de Lorette près de Bouvigny dans le Pas de Calais. Son acte de décès est transcrit le 24 juillet 1915 à Turny. Le 11 novembre 1914, à l'occasion du centenaire de la grande guerre, sera inauguré le Mémorial International de Notre Dame de Lorette sur lequel seront gravés les noms des 600 000 soldats de tous continents morts dans le nord et le pas de calais. Marius fait partie de la liste.
Affiche de 1915


TARDY Auguste
Auguste James Henri TARDY est né le 19 février 1887 à Paris dans le département de la Seine 16ème arrondissement. Il est  recruté par le bureau de Sens, en qualité de classe de 1907 sous le numéro de matricule 56 dans le 44ème Bataillon de Chasseurs à pied. Il meurt pour la France, disparu le 2 avril 1916 dans le Bois de la caillette dans la Meuse. Son acte est transcrit à Turny le 17 mars 1921.


Registre matricule de Auguste TARDY

THIERRY Flavien
Camille Flavien THIERRY est né le 30 juillet 1882 à Turny. Cultivateur, il est le fils de Séverin Isidore THIERRY et Marie Rosalie COURTIN, habitant à Turny, Hameau du Fays. Il est incorporé par le bureau de Sens, classe 1902, dans le 289ème régiment d'infanterie, matricule 609. Il est décédé des suites de maladie contractée en service, à l'hôpital de Clermont Ferrand dans le Puy de Dôme. Son acte de décés a été transcrit à Turny le 28 février 1917.
Registre matricule de Flavien THIERRY ( Archives départementales de l'Yonne)

TRIBAUDAUT Julien
Julien Marcel TRIBAUDAUT est né à Turny le 25 janvier 1882. Ses parents sont Sosthène TRIBAUDAUT et Basiline Marguerite MARTIN. De la classe 1902, il est affecté, par le bureau de recrutement de Sens,  au 89ème régiment d'infanterie, affecté au 5ème CA Pellé 10ème DI,  sous le matricule 580. Il a les cheveux châtains clairs, les yeux gris et mesure 1,72 m. Il est nommé Caporal le 27 juillet 1915.  Il est tué sur le Champ de bataille de l'Aisne au sud de Juvincourt le 5 décembre 1917, sur le Chemin des Dames. Il est inhumé au cimetière du Bois Marteau de la commune de Pontavert, le 6 décembre 1917. Un secours de 150 francs est versé à son épouse le 4 février 1918. L'acte de décès est transcrit le 3 février 1918 à Saint Florentin.

VIAULT Maurice
Maurice Emile VIAULT est né à Turny le 30 juillet 1889. Il est cultivateur, fils de Valentin Emile VIAULT et Mélina CHARLOIS habitant à Turny. Il mesure 1,74 m, a les yeux bleu clair et les cheveux châtains. De la classe 1909, il a été incorporé par le bureau de recrutement de Sens dans le 89ème Régiment d'Infanterie en qualité de soldat de 2ème classe, matricule 518. Il est blessé le 16 avril 1917 au bois Beau Marais, avec une fracture compliquée à la cuisse gauche par balle.  Il est décédé des suites de ses blessures de guerre à l'Hôpital temporaire 38 à Solesmes dans la Sarthe le 9 mai 1917.
Registre matricule de Maurice VIAULT (Archives départementales de l'Yonne)


VILLAIN Irénée
non retrouvé


Il serait intéressant de retrouver les photos de ces jeunes Poilus afin de compléter cette évocation.






A la recherche des anciennes enseignes



Au cours de mes recherches généalogiques, je traverse les villages où ont vécu mes ancêtres. J'aperçois alors, au hasard de mes visites, des traces du passé. 

Les enseignes et publicités

Mon oeil est accroché par les anciennes publicités ou enseignes qui restent accrochées aux murs des maisons. Elles ne sont plus d'actualité, sont abandonnées mais continuent à délivrer leur message vieillot. 

Métal, Plastique, Peinture

En métal, peintes sur les murs, en plastique, ces publicités me font revivre les heures de gloire d'un commerce ou d'un artisanat d'une autre époque. Avant qu'elles ne soient définitivement effacées et détruites, j'ai souhaité saisir et partager ces débuts chevrotants de la communication commerciale. 

A vos appareils photos

Vous pouvez m'aider à compléter ce parcours en m'envoyant vos photos et en indiquant le lieu de la découverte. Soyez attentifs !


Premières photos de mes découvertes


Publicité SINGER - Vaudevanne - Yonne

Publicité YACCO - Arces Dilo - Yonne

Publicité l'Yonne Républicaine - Arces Dilo - Yonne

Enseigne Tabac - Cerisiers - Yonne

Enseigne POLISSET et Publicité Lubrifiants HAFA - Arces Dilo - Arces

Publicité BUTAGAZ - Turny le Fays - Yonne

Café Hôtel CHEVAL BLANC  - Cerisiers - Yonne

Mon bilan généalogique 2013


Bilan 2013


L'année 2013 a été riche sur le plan généalogique. C'est l'année durant laquelle je me suis pleinement investie. Le bilan de mes recherches  laisse entrevoir l'ampleur de ce qui reste à poursuivre. En généalogie, il n'y jamais de fin. De nouvelles idées émergent avec des portes à ouvrir, des recherches à approfondir, des questionnements permanents.

1. Mon arbre généalogique
J'ai démarré la construction de mon premier arbre généalogique  en octobre 2012. C'est à cette époque que j'ai interrogé de façon systématique les anciens pour rassembler les informations et photos éparses. L'année 2013 est celle de la recherche systématique de mes ancêtres. Je me suis formée à l'utilisation des archives numérisées. J'ai appris à poser des hypothèses pour retrouver les lieux de naissance, les extraits d'actes de naissances. J'ai acquis une petite agilité. je me trompe encore trop. Je me heurte encore à l'écriture des registres paroissiaux.

2. Mes logiciels
J'avais acquis le performant logiciel Hérédis 13 pour mac et je me suis mise à jour avec le logiciel Hérédis 14. J'en suis ravie.
Bien sûr Généanet est l'élément indispensable pour communiquer et partager les arbres avec les autres généalogistes. L'utilisation en est simple et le basculement entre Hérédis et Généanet est quasi parfait.

3. Création de mon blog "Histoire de Familles"
Dans ma conception de ma généalogie, j'ai pour ambition de faire revivre certains ancêtres. Je souhaite les approcher le plus possible, à partir des données dont je dispose, des témoignages, des recherches via Gallica, Books Google, les archives départementales, les autres blogs. Je veux en faire des êtres de chair, partager leurs bonheurs et leurs peines. J'ai l'impression de vivre avec eux à leur époque. Je m'évade et à la fois j'en tire un enseignement personnel sur le sens de la vie et sur la relativité des choses.
J'ai attendu la fin de l'année pour oser faire connaitre  ce blog aux membres de ma famille. Pourtant l'objectif de ce blog, outre son référencement via google, est bien de transmettre l'histoire des ancêtres aux nouvelles génération. Etre un passeur de mémoire. Alors pourquoi cette pudeur ? Je n'en ai pas encore de réponse.

4. Twitter
J'ai découvert twitter et j'ai le plaisir de recevoir des informations des géobloggeurs. J'apprends beaucoup d'eux. Ils me stimulent. Je suis loin de leurs compérences de professionnels ou quasi professionnels. Tant pis. J'ose quand même avec mes envies, mon besoin de progresser.

5. Les Poilus de mes communes
Le centenaire de la guerre de 14 m'a interpellé en particulier via Twitter. Merci à tous les blogueurs qui nous renvoient leur travail et confient leurs idées. Je me suis impliquée dans l'indexation des poilus de la commune de mes ancêtres et dans la commune où j'habite. J'ai rédigé un article dans mon blog et j'en ai un autre à terminer.

6. Mes ancêtres poilus
J'ai bien sûr continué la recherche de mes ancêtres poilus morts pour la France. J'ai rédigé dans mon blog un article sur Eugène TEILLAS car je disposais d'archives et de photos. Félix et Paul LAJEAT, deux frères morts pour la France ont été indexés.
J'ai pu remonter sur le parcours de mon arrière-grand-père Lucien GUIBERT à travers des cartes postales qu'il a adressées à son épouse depuis le front d'Orient. Il n'est pas mort pour la France mais son histoire est passionnante et mérite largement un article dans mon blog.
J'ai retrouvé le carnet de route 14/18 de Bernard MADELIN et j'en ai publié sur le blog des extraits.

7. Ma participation à des rencontres généalogiques locales
J'ai eu la joie de participer à deux rencontres généalogiques organisées dans des communes aux alentours. J'ai pu retrouver un cousin lointain Bernard GOUDON,  qui a créé un arbre généalogique de sa commune Bellechaume dans l'Yonne avec 30 000 ancêtres. Il est très compétent en généalogie et nous avons fait des  recherches ensemble et échangé nos informations. Il m'a beaucoup appris.

8. La généalogie d'une voisine
Une voisine dont le nom de naissance est BEZANCON m'a demandé de partir à la recherche de ses ancêtres. J'ai appliqué la même méthode, me suis heurtée à quelques épines généalogiques et bientôt je vais être en mesure de lui imprimer son arbre généalogique jusqu'à la date de 1640 et avec Hérédis 14, éditer une synthèse rédigée de son histoire.


Mes projets 2014


1.  Poursuivre ma connaissance sur la grande guerre 

Je me suis passionnée pour la Grande guerre. La richesse des archives disponibles m'ouvre l'esprit sur cette période. Je souhaite aller plus loi. Je me suis inscrite à la formation par l'Université numérique FUN avec des cours donnés par internet sur les archives de la première guerre. Les cours commencent le 13 janvier et se terminent en juin 2014.  Il sont donnés par des Professeurs d'université. Un forum va être créé entre les étudiants. Ce type de formation numérique gratuite est une première en France ! J'aurai l'occasion de vous vous faire part de cette expérience. 


2. Développer mes arbres généalogiques
Encore beaucoup de travail pour poursuivre la construction de mes arbres. Je peux ajouter les cousins, les frères et soeurs, bref après avoir poussé mes recherches dans le temps, il s'agit de les élargir.

3. Faire connaitre mon travail sur les Poilus
Je souhaite élargir mon travail sur les Poilus de mes communes : les faire connaître aux familles, toucher la presse locale, les associations des anciens combattants ? Des questionnements ?

4. Poursuivre mon blog
J'ai eu beaucoup de plaisir à écrire régulièrement dans mon blog.  7700 vues déjà. Cela me ravit. J'ai encore de nombreux articles en cours. Mais l'écriture d'un  article demande une rédaction particulière. Vivante, concentrée, argumentée, imagée.  C'est une démarche tout à fait passionnante. Exigeante aussi.




Les Poilus de Chailley dans l' Yonne


Centenaire de la guerre 14/18                              

Dans le cadre du centenaire de la guerre de 14-18, le site Mémoire des Hommes a sollicité des volontaires pour aider à l'indexation des fiches des Morts pour la France.

J'ai souhaité m'impliquer dans cette démarche et j'ai choisi de mettre en valeur les Poilus Morts pour la France de la commune de mes ancêtres, Chailley dans le département de l'Yonne. Je vais vous faire partager mes démarches et les résultats actuellement obtenus. En espérant que ces nombreux hommes morts si jeunes ne soient pas oubliés.


Le Monument aux Morts de Chailley

Je suis allée photographier le Monument aux Morts, installé sur la place de la Mairie. Je dispose donc d'une liste des noms et prénoms des personnes avec leur date de décès.

Monuments aux Morts  de Chailley - Yonne



Monument aux Morts de Chailley - Yonne


Le site Mémoire des Hommes

Je peux donc aller chercher, sur la liste alphabétique de Mémoire des Hommes, les fiches de ces hommes. Je les indexe les uns après les autres. Les Morts pour la France sont au nombre de 33.

Site Mémoire des Hommes du Ministère de la Défense

Indexation des fiches matricules des soldats 14/18


Les Archives départementales de l'Yonne

Accès aux registres matricules numérisés par les Archives de l'Yonne

Je complète ma recherche par la consultation des Archives départementales de l'Yonne qui a numérisé les registres matricules des bureaux de recrutement d'Auxerre et de Sens. Par les numéros matricules dont je dispose sur Mémoire des Hommes, j'accède à la page du registre matricule du soldat avec le détail de sa vie de soldat.


Les recherches généalogiques

Ensuite, en qualité de généalogiste amateur, j'ai plongé dans les actes d'état civil numérisés pour retrouver leurs actes de naissance et de mariage, afin de compléter mon descriptif.

Acte naissance de Henri MARC le 15/01/1889 à Chailley

Je me propose d'en faire une synthèse qui rende hommage à ces Morts pour la France. J'aimerais disposer des photos de ces personnes afin de mieux les faire revivre. Je ne désespère pas que les familles aient gardé leurs photos et que ce premier travail pourra être complété grâce aux habitants de la commune qui le souhaitent.

Liste des Poilus Morts pour la France, inscrits sur le Monument aux Morts de Chailley

Vous pouvez cliquer sur le nom des Poilus et vous accéderez directement à leur fiche numérisée sur le site Mémoire des Hommes. 

MORTS en 1914                                  


MARC Henri
Georges Henri MARC est né le 15 janvier 1889 à Chailley. Il mesure 1,68 m, a les cheveux châtains noir et ses yeux sont marron clair.  Il exerce la profession d'Aide des Postes. Il est le fils de Jean Baptiste MARC et de Rosalie, Virginie CLEROT domiciliés à Chailley. Il est incorporé le 5 octobre 1913 au 153ème Régiment d'infanterie et devient Caporal le 25 décembre 1911 avec un certificat de bonne conduite.  De la classe 1909, il est incorporé  au centre de recrutement de Sens, comme Caporal au 360ème Régiment d'Infanterie sous le matricule 486. Il est mort pour la France, à 25 ans,  le 25 août 1914 à Hoéville en Meurthe et Moselle, tué à l'ennemi. Son acte de décès à été transcrit à Chailley le 23 mai 1921. Un secours immédiat est accordé à son père le 28 aout 1916.

COUILLAUT Gustave
Léon Gustave COUILLAUT est né à Arces le 12 juillet 1880. Sa taille est de 1,57 m, ses yeux sont bleus et ses cheveux blonds. Il exerce le métier de Manouvrier. Il est le fils Gustave COUILLAUT et Alexandrine JAMES domiciliés à Chailley. Il est incorporé en 1901 dans le 76ème Régiment d'Infanterie, est passé au 4ème Régiment d'Infanterie coloniale en 1903. Il est rengagé pour deux ans le 29 janvier 1904 dans les  troupes coloniales à Toulon puis dans le  11ème régiment d'Infanterie coloniale. Il passe au 4ème régiment d'infanterie coloniale en 1906. Du 19 mars 1904 au 8 aout 1906, il est envoyé en Cochinchine. Le 5 octobre 1910, il est incorporé au 153ème Régiment d'Infanterie. Il devient Caporal le 25 septembre 1911 avec un certificat de bonne conduite. Suite à la mobilisation du 2 aout 1914, membre de la classe 1900, il est incorporé au 21ème Corps d'Infanterie Coloniale sous le matricule 465. Il est mort pour la France entre les 6 et 9 septembre 1914, à l'âge de 34 ans,  à Ecriennes dans la Marne, tué  à l'ennemi. Son acte de décès est retranscrit à Vincennes (Seine) le 17 mai 1920, son lieu d'habitation en 1913. Une aide de 150 francs est accordée à son père le 26 aout 1914.

DAROZ Gustave
Gustave Toussaint DAROZ est né le 23 mai 1889 à Chailley. Il est le fils de Emile DAROZ manouvrier à Chailley et de Victorine, Alexandrine PICHON.  De la classe 1909, il est incorporé comme Soldat de 2ème classe, par le ventre de recrutement de Sens, dans le 76ème régiment d'Infanterie 11ème bataillon sous le matricule 506. Il est mort pour la France le 9 septembre 1914 à Louppy le Château dans la Meuse, tué à l'ennemi. Son acte de décès est transcrit le 15 mai 1920 à Paris 15ème (Seine). Il est mort à l'âge de 25 ans.

REVEILLARD René
René Auguste REVEILLARD est né le 19 octobre 1893 à Montoire dans le Loir et Cher. De la classe 1913, il a été incorporé comme Soldat de 2ème classe par le centre de recrutement de Sens dans le 82ème Régiment d'Infanterie sous le matricule 87. Il est mort pour la France à Varennes dans la Meuse, tué à l'ennemi. Il avait 21 ans. L'acte de décès est transcrit le 9 avril 1915 à Chailley.

MOREAU Emile
Emile, Charles, Alexandre MOREAU est né à Joigny le 1er avril 1893. De la classe 1913, il a été incorporé par le centre de recrutement de Sens dans le 37ème Régiment d'Infanterie sous le matricule 241. Il est tué à l'ennemi le 5 juillet 1916 à Curlu dans la Somme. Son acte de décès est transcrit le 30 janvier 1917 à Appoigny.

BERTY Paul 
Paul Albéric  BERTY est né le 9 juin 1885 à Chailley. Il est incorporé par le bureau de recrutement de  Sens dans le 4ème Bataillon de Chasseurs, en qualité de Soldat de 2ème classe et le numéro de matricule 613. Il est mort pour la France, tué à l'ennemi,  le 28 septembre 1914 , à Capy dans la Somme. Son acte de décès est transcrit à Chailley le 13 septembre 1917.

LEDOUX Pierre
Pierre Louis Alphonse LEDOUX est né le 4 juin 1890 à Fontenouille dans l'Yonne. Son père Pierre Alphonse LEDOUX est instituteur et sa mère Louise Appoline BRUNAT, institutrice à Fontenouilles.  Il est incorporé par le 6ème bureau de recrutement de la Seine dans le 25ème Régiment d'Infanterie sous le numéro de matricule 500. Il est tué à l'ennemi le 25 octobre 1914 à Blanzy Saint Laurent dans le Pas de Calais. Son acte de décès est transcrit le 9 octobre 1917 à Paris dans le 9ème arrondissement (Seine). Sa famille maternelle BRUNAT étant localisée à Chailley, c'est sans doute pour cette raison que son nom apparait sur le Monument aux morts de Chailley.


GOURMAND Georges
Georges Narcisse GOURMAND est né le 28 octobre 1879 à Chailley. Il est le fils d'Alexandre GOURMAND, Charbonnier et de Emma BAILLET, domiciliés au Vaudevanne. Il se marie avec Joséphine Euphrasie DURVILLE le 21 juillet 1907 à Saint Fargeau. De la classe 1899, Il est incorporé comme Soldat dans le 331 ème Régiment d'Infanterie sous le numéro 576. Il est disparu au combat à Vauquois dans la Meuse le 30 octobre 1914. Son décès est transcrit le 18 janvier 1920 à Neuilly Plaisance dans la Seine et Oise.

Félix Albert DELAGNEAU est né le 22 décembre 1894 à Chailley. Il est le fils de Albert, Alexandre DELAGNEAU, cultivateur et de Marie Amélie Isabelle BAUDOIN, cultivatrice. Il est incorporé comme apprenti marin dans le 2ème Régiment de Fusilliers marins sous le numéro 28504. Il est mort pour la France, à 20 ans, le 17 décembre 1914 dans le combat de Zuydschoote en Belgique. Son décès est transcrit le 3 octobre 1920 à Chailley. Cette mort au combat nous rappelle qu'au début de la Première Guerre mondiale, les troupes allemandes traversèrent la frontière belge près de Arlon, en traversèrent rapidement le pays afin de sécuriser les ports français de Calais et Dunkerque. Lorsque l'armée allemande arriva aux environs de Dixmude en octobre 1914, les Belges avaient inondé la région en ouvrant les écluses de l'Yser. La rivière devient une ligne de front. La ville est  attaquée une première fois le 16 octobre 1914, ce qui marque le début de la bataille de l'Yser. C'est là que Félix Albert est  tué.



MORTS en 1915


NEVEU Arthur
Arthur NEVEU est né le 8 janvier 1890 à Bussy en Othe. Caporal du 26ème Régiment d'Infanterie il portait le matricule 363, est mort le 25 septembre 1915 à Beauséjour dans la Marne, tué à l'ennemi.
L' acte de décès est transcrit le 12 avril 1922 à Paris 16ème.

PASTIAU André
Né le 9 aout 1891 à Vincennes dans le département de la Seine, le bureau de recrutement de Mamers l'incorpore au 161ème Régiment d'Infanterie sous le matricule 834. Il est mort pour la France, tué à l'ennemi, à Saint Hilaire le Grand dans la Marne. Son acte de décès est transcrit le 27 aout 1921 à Vernie dans la Sarthe.

RATON Gaston
Gaston Raoul RATON est né à Tonnerre le 30 aout 1870 à Tonnerre dans l'Yonne. In est incorporé au centre de recrutement de Sens pour intégrer le 33ème Régiment d'infanterie territoriale sous le numéro 166. Il est mort pour la France le 15 novembre 1915, malade d'un sarcome du cou, décédé à l'hôpital de Caudéran en Gironde. Son décès est transcrit à Paris 7ème.

BERTY René
René Charles BERTY est né à Chailley le 19 mai 1892. Il est incorporé au 2ème groupe cycliste sous le matricule 302. Sa classe est de 1912. Il est mort pour la France, tué à l'ennemi le 14 décembre 1915 à Vého en Meurthe et Moselle. Son décès est transcrit le 10 mars 1918 à Chailley.


DESCUSSES René
René Fernand DESCUSSES est né le 14 décembre 1886 à Cerisiers dans l'Yonne. Le centre de recrutement de Fontainebleau l'incorpore au 46ème Régiment d'Infanterie sous le numéro 98. Il est mort pour la France le 28 février 1915 à Vauquois dans la Meuse. Son décès est transcrit le 30 septembre 1925 à Chailley.


FROMONT Maurice
Maurice, Victor, Léon FROMONT , né le 8 octobre 1882 à Chailley. Il est incorporé comme Caporal au 89ème Régiment d'infanterie sous le matricule 605. Il est mort pour la France entre le 17 et le 24 mars 1915 à Vauquois dans la Meuse, tué à l'ennemi. Son décès est transcrit le 21 juin 1915 à Chailley.

PINARD Léon
Léon, Marcellin PINARD est incorporé comme soldat de 2ème classe dans le 44ème Bataillon de Chasseurs à pied sous le numéro 623. Né le 10 décembre 1886 à Chailley, il est mort le 17 avril 1915 à Carency dans le Pas de Calais, tué à l'ennemi. Son décès est transcrit à Chailley le 21 mars 1916.

BOUVIER Marcel
Edouard, Marcel BOUVIER est né le 11 novembre 1882 à Chailley. De la classe 1902, il est incorporé comme 2ème classe dans le 4ème BCP, Bataillon de Chasseurs à Pied, sous le matricule 588. Il est disparu le 26 avril 1915, à Brielen en Belgique. Le décès est transcrit à Chailley le 26 avril 1920.

BEHOTTE Gustave
Gustave Louis BEHOTTE est né le 25 janvier 1884 à Chailley. Il a une taille de 1 mètre et 65 centimètres, les yeux gris,  et a un visage ovale et ses cheveux sont châtain clair.  Il exerce la profession de garçon de café. Il est le fils de Louis BEHOTTE et de Marie Alaine VIE domiciliés à Chailley. De la classe 1904, il est reconnu apte au service armé et incorporé par le centre de recrutement de Chalons sur Marne, puisqu'il habitait à cette époque dans cette commune depuis 1908. Il est affecté au 161ème régiment d'Infanterie dans lequel il est arrivé le 1er juin 1914. Il est passé au 2ème Régiment d'infanterie puis dans le  47 ème Régiment d'infanterie le 11 juin 1915 en qualité de soldat 2ème classe matricule 528. De 2 novembre 1914 au 11 juin 1915, il lutte contre l'Allemagne. Il est tué à l'ennemi le 13 juin 1915 à Ecurie près d'Arras dans le Pas de Calais. Un secours de 150 francs a été accordé à sa veuve Mme BEHOTTE. Le 2 octobre 1916, il est réinscrit à la subdivision de Sens.

MILLON Louis
Louis Maurice MILLON est né le 27 avril 1882 à Chéu dans l'Yonne; Il est incorporé par le centre de recrutement d'Auxerre comme Lieutenant dans les Tirailleurs Marocains. Il est mort pour la France le 6 octobre 1915 à Louain dans la Marne. Son décès est transcrit l 10 mars 19212 à Bar dans l'Aube.


TROMPAT Henri
Léonard Henri TROMPAT est né le 27 septembre 1889 à Chailley. Il est incorporé dans le 89ème Régiment d'Infanterie sous le matricule 528. Il est mort le 14 juillet 1915 à la Haute chevauchée dans la Meuse, tué à l'ennemi. Soldat de 2ème classe, son décès est transcrit le 2 novembre 1915 à Chailley.

DELAGNEAU Anatole
Anatole, Jules DELAGNEAU est né à Venizy le 15 aout 1885. Il est soldat de 2ème classe, incorporé par le bureau de recrutement de Rouen Nord dans le 7ème Régiment de Chasseurs sous le matricule 624. Il est mort pour la Franc de blessures de guerre au Bois le Prêtre dans la Meuse le 30 juillet 1915. Son décès est transcrit le 26 septembre 1915 à Chailley.



MORTS en 1916


RATON René
René Félix RATON est né le 23 juin 1894 à Chailley. Le centre de recrutement du 2ème bureau de la Seine l'incorpore au 166ème Régiment d'Infanterie matricule 742. Il est mort pour la France le 29 mai 1916, tué à l'ennemi, au bois des Chevaliers à Vaux les Palameix dans la Meuse. Son décès est transcrit le 17 juillet 1916 à Paris 7ème.

GIORZA César
César GIORZA est né le 29 février 1876 à Salussola en Italie . Il est incorporé comme Soldat au 298ème Régiment d'Infanterie, matricule 63. Il meurt pour la France le 29 juin 1916 de ses blessures de guerre à l'hôpital de Giessen en Allemagne. On peut supposer qu'il a été fait prisonnier par les Allemands. Son décès est transcrit à Chailley le 1er mai 1919.

NEVEU Gustave
Gustave NEVEU, est né à Bussy en Othe le 29 septembre 1878. Il est incorporé par le bureau de recrutement de Sens comme Sapeur dans le 1er Régiment du Génie sous le matricule 10. Il est disparu le 23 juin 1916 au Fort de Souville dans la Meuse.  Son décès est transcrit le 18 octobre 1921 à Chailley.

RENUZEAU Léon
Léon, René RENUZEAU ets né le 26 octobre 1893 à Chailley. De la classe 1913, incorporé  comme soldat de 2ème classe dans le 37ème Régiment d'Infanterie sous le matricule 86, il est tué à l'ennemi le 6 juillet 1916 à Curlu dans la Somme. Son acte de décès est transcrit le 3 octobre 1916 à Chailley.

DUPRESSOIR Henri
Henri DUPRESSOIR est né le 13 février 1879 à Chailley.  il  est incorporé dans le 279ème Régiment d'infanterie comme Soldat 2ème classe sous le numéro 562. Il est tué le 23 septembre 1916 à l'hôpital auxiliaire ADF de Levallois-Perret dans la Seine suite à des blessures de guerre. Son acte de décès est transcrit le 23 septembre 1916 à Chailley.


MORTS en 1917


BERLIN Jacques
Jacques Pierre BERLIN est né le 25 mai 1887 à Cerisiers. Il est le fils de Charles Arthur BERLIN et de Annette BAUER habitant à Chailley. Il a les cheveux châtains, les yeux gris et mesure 1,62 m.  Le 7 octobre 1908, il est incorporé  au 1er Régiment du Génie et rendu disponible le 25 septembre 1910 avec un certificat de "bonne conduite". Il est affecté au 1er Régiment de Génie de Versailles. Le 3 aout 1914, il est incorporé dans le 1er Régiment du Génie sous le matricule 586 en qualité de Sapeur.  Son régiment a pour mission le 13 avril de construire des ponts de bateaux d'équipage sur l'Aisne à 1500 mètres des premières lignes de front.   Il est tué à l'ennemi le 15 avril 1917, dans le secteur de Juvincourt, dans le territoire de Berry au Bac. Son acte de décès est transcrit le 18 septembre 1916 à Chailley. Un secours de 150 francs est accordé à sa veuve Mme BERLIN Corinne.


PARIGOT Léon
Léon Joseph PARIGOT est né le 7 janvier 1897 à Venizy. Ses parents sont Eugénie RAYAT et Alexandre Isidore PARIGOT, demeurant à Chailley. Il mesure 1,68 m, ses yeux sont gris et ses cheveux Châtains. Il est ouvrier agricole.  Il est incorporé comme Soldat de 2ème classe dans le 67ème Régiment d'Infanterie, matricule 86. Il est tué à l'ennemi le 4 septembre 1917 dans les Bois des Fossés à Beaumont dans la Meuse. Il s'agit de la deuxième offensive de la bataille de Verdun engagée le 20 aout 1917.
Artillerie dans la Meuse en septembre 1917

En septembre 1917, l'armée française repousse l'attaque allemande aux bois des Fossés, action militaire lors de laquelle périt Léon Joseph.  Son acte de décès est transcrit à Chailley le 17 juin 1922.

GUILLAUME Louis
Louis Jules GUILLAUME est né le 1er octobre 1877 à Chailley. Il est incorporé avec sa classe 1897 dans le 233ème Régiment d'Infanterie matricule 40. Il est mort à Saint Florentin de pleurésie purulente contractée en Lorraine. Son décès est transcrit à Chailley, lieu de son dernier domicile.

MORTS en 1918


TRUCHY Louis
Louis Albert TRUCHY est né le 15 septembre 1881 à Chailley. Ses parents sont Louis TRUCHY et Colombe Fanny FROMONT, demeurant à Chailley. Il est charbonnier.Il mesure 1,64 m, ses cheveux châtains Il est incorporé le 11 aout 1944, sous le matricule 523 comme soldat de 2ème classe dans le 289ème Régiment d'Infanterie. Il est mort pour la France le 9 mai 1918, décès constaté le 10 mai 1918,  sur le Champ de bataille de Brétigny dans l'Oise contre l'Allemagne décédé de blessures de guerre. Son décès est transcrit le 25 février 1919 à Auxerre, lieu de son d'habitation depuis 1901. En 1914 , il demeure à Paris 16ème.

GARNIER Fernand
Fernand GARNIER est né le 6 juin 1890 à Chailley. Incorporé comme Soldat dans le 21ème Régiment du Génie sous le matricule 382, il est mort pour la France le 13 mai 1918 dans le secteur de Mont sans nom dans la Marne, tué à l'ennemi. Son décès est transcrit le 15 septembre 1918 à Chailley.

REVEILLARD Eugène
Eugène Henri REVEILLARD ets né le 21 décembre 1891 à Montoire dans le Loir et Cher. Il est incorporé par le bureau de recrutement de Sens comme Caporal dans le 1er Régiment de Zouaves. Il est mort pour la France, tué à l'ennemi, dans la Forêt de Retz dans l'Aisne. Son décès est transcrit le 31 juillet 1920 à Chailley.

FOURNIER Henri
Henri Emile FOURNIER est né le 22 décembre 1918 à Chailley. Il est incorporé comme Soldat dans le 167ème Régiment d'Infanterie sous le matricule 53. Il est mort pour la France le 17 septembre 1918 en route vers  l'Hôpital d'évacuation de Pierrefonds dans l'Oise dans l'ambulance 226/10, du fait de ses blessures de guerre.
Ambulance militaire en 1918
 Son décès est transcrit le 29 janvier 1919 à Chailley.

Constat


On constate que certains poilus sont inscrits sur le monument aux morts de Chailley alors qu'ils ne ne sont pas nés dans  cette commune. Ils y ont sans doute habité, ils ont des parents y habitant, leur décès a été transcrit par la commune. J'ai précisé les réponses dans cet article lorsque je pouvais en disposer.

Sur les 33 Poilus mentionnés sur le Monument aux morts,  18 sont nés à Chailley. 1 Poilu est né à Arces dans l'Yonne, 1 à Joigny, 1 à Fontenouille, 2 à Bussy en othe, 1 à Tonnerre, 1 à Cerisiers, 2 à Chéu, 2 à Venizy. 4 sont nés dans un autre département dont 2 à Montoire dans le Loir et Cher, 1 à Vincennes dans la Seine, 1 en Italie. 

Site Mémorial Genweb

Souhaitant partager mes recherches, je vais compléter les fiches du site Memorial Genweb.

Fiche d'un Mort pour la France de Chailley , à compléter sur le site Mémorial GenWeb

Appel aux familles de Chailley


Pour compléter cette recherche, je recherche des photos des poilus. Merci aux familles qui voudront bien contribuer à préserver cette mémoire.








Hommage à Mandela : souvenir de la campagne anti OUTSPAN en 1975


Nelson MANDELA


Nelson MANDELA est décédé le 5 décembre 2013, à l'âge de 95 ans,  et les hommages affluent.


Nelson Mandela 2012


Me reviennent des souvenirs de la lutte féroce contre l'apartheid. Je me souviens de mon engagement, en tant qu'étudiante à Paris, dans la campagne anti OUSPAN.

Je vais évoquer avec vous mes souvenirs :

Etudiante à l'IEDES, Institut d'études du développement économique et social, situé rue de la Glacière à Paris 13ème, je partage les cours avec d'autres étudiants d'origine étrangère (sud-américaine, africaine, moyenne orientale). Cette diversité -assez rare à l'époque- et le contenu de nos cours imprégnés des idées tiers-mondistes, nous sensibilise aux questions internationales.

1948 L'apartheid en Afrique du sud


L'apartheid, système politique basé sur la ségrégation raciale, a été mis en place en Afrique du Sud en 1948.  Les afrikaans blancs (langue parlée par les descendants des Hollandais qui avaient immigré en Afrique du Sud) disposent de droits dont ne disposent pas  la population locale noire. Les noirs et les autres communautés (métis, indiens) n'ont pas le droit de vote, ne sont pas représentés au Parlement, sont sous rémunérés. 95 % des noirs n'accèdent pas à un niveau supérieur à l'école primaire. Les mariage mixtes sont interdits. Tous les lieux et les services publics dont l'objet de la ségrégation raciale comme les transports, les plages, l'éducation. Les jeunes non blancs doivent porter un passeport indiquant leur race.

Les mouvements de défense des noirs se sont organisés. C'est en 1923 que l'ANC (Congrès National Africain), parti politique sud-africain est créé. En 1960, des nombreuses manifestations sont organisées en Afrique du sud avec le soutien de l'ANC. La répression est sévère et l'ANC est violemment réprimé puis interdit en 1960.

1964 : MANDELA emprisonné


Leur leader Nelson MANDELA est condamné à la prison à perpétuité en 1964.

La lutte s'est poursuivie dans le pays et en exil. Des pressions internationales de sont faites de plus en plus fortes pour l'abolition de ce système. En 1962, L'ONU prône l'isolement du régime de l'apartheid. En 1968, l'Afrique du sud est exclue des JO de Mexico.

1960 : Les Oranges OUSPAN, richesse du pays 


A cette époque, l'orange OUTSPAN est  largement présente sur les étals des supermarchés français et européens. C'est une des richesses de l'Afrique du Sud.

Publicité pour l'orange Outspan en1960

Les exploitations agricoles sont exclusivement la propriété des blancs et les travailleurs noirs y travaillent, parfois dès l'âge de 8 ans, 14 heures par jour pour des salaires de famine. L'orange sud africaine devient le symbole de l'exploitation des travailleurs noirs.

1970 : Campagne de Boycott anti-outspan


Dans les années 70, démarre une vaste campagne de boycott contre les oranges OUSPAN. L'idée de cette campagne est de faire pression sur le gouvernement sud-africain en vue d'abolir ce système de l'apartheid. L'impact économique était insignifiant mais la pression politique pouvait être une arme. C'était une idée utopique.

La provenance des documents et des tracts  reste assez floue. Le parti communiste et la CGT sont actifs, le PSU et les mouvements chrétiens sont présents. Les mouvements d'extrême gauche sont actifs. Des comités locaux sont créés.

Dans notre établissement, le comité est animé par une jeune étudiante engagée plutôt à l'extrême gauche. La campagne d'information démarre en 1976 dans mon école. Elle veut faire connaitre les réalités du système de l'apartheid. Je la découvre avec les autres étudiants. Nous allons distribuer des tracts, sensibiliser les étudiants des universités parisiennes, organiser des réunions, nous mobiliser. L'abolition de l'apartheid devient l'objectif des luttes de tous les humanistes.


Affiche campagne anti outspan en 1975
Ces actions sont partie prenante de tout un ensemble de pressions internationales. Elles déboucheront sur la libération de Nelson MANDELA.


1990 : Libération de MANDELA


Nelson MANDELA est libéré en 1990, après 26 ans d'emprisonnement.

1991 : L'apartheid est aboli


 En 1991, l'apartheid est enfin aboli officiellement.

1994 : MANDELA Président de la République


Il est élu président de l'Afrique du Sud en 1994.


Les militants anti-apartheid, chacun à leur place, même modeste,  ont apporté leur grain de sable à cette grande histoire. J'en suis fière.

La valise à double fond de Albert HERVE, prisonnier au Stalag II B

J'ai la surprise et la joie d'être contactée par mail par Véronique HERVE, petite fille de Albert Alexis Auguste HERVE. Elle a lu...

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